Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /2007 15:03

Elle a été construire à la même époque que les "nouvelles" écoles primaires des filles et des garçons qui sont devenues l'actuelle école mixte. Elle a dû ouvrir au public au début de l'été 1959.

Construire presque à la copie de l'ancienne piscine de Nyons. Elle était la seconde piscine municipale de la région ! Il n'y avait par exemple à Orange qu'une piscine privée, l'Oasis, entre le stade et le Lycée de l'Arc.

Suze-la-Rousse avait eu les subventions du Conseil Général de la Drôme pour construire le collège (actuel Do Mistrau), Tulette, celles pour construire une piscine.

Le premier maître-nageur en a été René Nicoletti, Tulettien bien connu, gardien de but du Mistral-Club Tulettien à son époque, buraliste puis ambulancier et aujourd'hui disparu. 

A l'époque et jusqu'il y a pas très longtemps, les heures d'ouverture étaient de 10h à 12h 30 et de 15 h à 19h 30.

La piscine était donc fermée pour le repas de midi...Et on ne pouvait donc se baigner l'après-midi qu'après avoir en grande partie digéré !

Comme on le voit sur un des albums photos du blog, la piscine attirait du monde. Il y a eu jusqu'à plus de 70 entrées en une matinée et 300 en une après-midi.

Parmi les maîtres-nageurs on se rappellera du Bollénois Chaume ou de l'Orangeois Monfreddo avant Dédé de la Chartreuse, d'un Gérard dont la copine d'origine autricienne Christa est assise sur la plage sur la photo prise en 1968. Ensuite il y eut Luc Romand et puis Nicole, qui est devenue la belle-fille de M. Vallet notre ancien postier et de Mme, depuis longtemps retraités, et bien d'autres...

La piscine a une histoire et elle a connue des tas d'histoires d'amour qui durent encore aujourd'hui !

A suivre.

Par Tulettien nostalgique - Publié dans : Village
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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /2007 11:29

Quelle évolution en demi-siècle ! En effet, du début du vingtième au début des trentes glorieuses, rien n'avait bien changé dans le mode de travail de la terre.

Tout se faisait à la main ou avec les chevaux, les mules et mulets.

Les outils de base n'avaient pas vraiment évolué, que ce soit la faucille, les sécateurs et cisailles, les pioches...Comme le matériel : La charrue, la raseuse, la herse, la faucheuse, le rateau, le tomberau, le plateau, la moissonneuse-lieuse.

Seule la batteuse était motorisée.

La traditionnelle sulfateuse à dos avait seulement connue une évolution dans la forme de son réservoir en cuivre passée du cylindrique au "rectangulaire" plus volumineux et épousant le dos du porteur.

Puis ensuite, la sulfateuse tractée est apparue, avec un grand réservoir de cuivre posé sur un chassis à deux roues. La pompe mécanique rythmait la projection des jets qui couvraient deux demie-rangées, selon l'avancée de l'animal de tête arnaché entre deux bras de bois travaillé.

L'engrais était naturel, directement issu du fumier des animaux de la ferme, des equidés aux bovins en passant par les brebis et même parfois, pour le jardin, celui des poules et des lapins et autres voltailes de la base-cour.

On sulfatait "au cuivre", le sulfate de cuivre pur, dilué dans l'eau et mélangé dans un tonneau de bois au bâton.

C'était avant qu'apparaisse la fameuse bouillie bordelaise qui était un mélange dudit sulfate et de chaux éteinte.

Dans les deux cas, on entendait parler de "la" sulfate alors que le dérivé du cuivre est pourtant masculin.

La bouillie avait amélioré diffusion de "la sulfate", sa finesse et la tenue du liquide projeté sur les feuilles de vignes,  des plans de tomates et même des feuilles des légumes du jardin, celles des aubergines comme de celles des rosiers des cours, enfin de tout ce qui craint le mildiou. Ceci parce que le mélange mouille mieux.

Les vignes etaient régulièrement bien "travaillées" : On déchaussait au printemps, rasait puis passait "les manouillères" avec un "picon" pour enlever le lambeau de terre qui restait entre chaque cep. On mettait de l'engrais.

Peu après la poussée des sarments, on souffrait avec du soufre (poudre), "au sac" ou à la soufreuse à dos puis ensuite à la petite soufreuse tractée.

Ensuite on entretenait les rangées jusqu'aux vendanges : Après avoir "démamé" les petites pousses sur les "bannes" des souches,  on "dépointait" les longs sarments verts à la faucille ou la cisaille.

On sulfatait quand il le fallait, on passait "les griffes" dans les rangées...

Pas question d'arroser la vigne qui par nature s'accomode fort bien de notre climat.

Quand le cochili, un petit ver du raisin, avait le malheur d'arriver au coeur de l'été, on traitait au premier "poison" chimique apparu dans les coopératives.

Après les vendanges faites au sécateur à une main ou à la serpe pour les plus anciens, on chaussait les pieds de vigne pour l'hiver, c'est à dire qu'on les recouvrait.

Puis arrivait la longue taille d'hiver qui se faisait au sécateur à deux mains. On dit même que c'est un âne qui a inventé le type de taille : Il devait avoir de bonnes dents car après les vendanges, le bois est dur. On ramassait les sarments en petits tas régulièrement espacés dans une rangée sur deux. Ceci pour laisser le passage pour le ramassage qui se faisait à la fourche sur un plateau avant d'aller décharger le tout en bout "d'acances" pour brûler.

C'était avant que "les brûloirs" tirés permettent d'éviter le transport des sarments. Puis encore plus astucieusement les petits brûloirs artisanalement réalisés à l'image de la brouette permirent de brûler directement les sarments dès leur taille, sans avoir besoin de les entasser.

Et le cycle recommençait.

Il n'était pas rare de voir un seul homme"mener" à lui seul un dizaine d'hectares de terre en dehors des vendanges ! Seuls les propriétaires les plus riches avaient des fermiers, métayers ou des commis.

Les rives de l'Hérein et de l'Aygues étaient réservées aux traditionnels fourrages et luzernes appropriés aux terrains frais ou aux pommiers et même aux coignets.

Puis les tomates et les melons les ont progressivement remplacés.

On n'était pas encore passé dans l'ère de la productivité où les syrahs et les carignans leur ont succédés.

Après  un passage aux charrues accrochées aux "chenilles", les tracteurs à pneus les ont supplantés avec les raseuses automatiques associées, le désherbant  a remplacé charrue, raseuse...

Alors, fi la qualité, seul le poids de raisin ramassé comptait. Les enjambeurs avec leurs pulvérisateurs à turbine ont sulfaté plusieurs rangées à la fois d'un broullard micronisé.

Le déserbage total a commencé à polluer.

Puis les machines à vendanger ont débarqué droit venues du Bordelais et derrière, les vignes, sur fil de fer ont été installées, et la  mondialisation fait ce qu'elle a fait.

Après par prise de conscience de l'écologie, ou par souci d'économie, seuls les rangs ont été déherbés et non plus toute la rangée.

Maintenant, il n'est pas rare de voir des vignes travaillées une rangée sur deux, ou plus du tout labourées mais seulement fauchées au "rotovator" amélioré.

La dernière famille qui ait toujours résisté à cette évolution était celle de Marc Raoux et on se souvient tous ou presque de Marcou et son petit charreton ou portant les raisins au conquet de Costebelle avec le cheval et le tomberau.

Ah ! Si les anciens revenaient...

Il reste encore quelques irréductibles qui continuent de "bien" travailler les vignes comme par le passé et qui se sont seulement adapté aux fils de fer, même s'ils vendangent encore à la main.

 A suivre.

Par Tulettien nostalgique - Publié dans : Paysans
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /2007 14:52

Simplement, pour commencer, vous dire que comme beaucoup d'entre vous qui prennent plaisir à regarder l'exposition de photos de classes et de cartes postales à chaque foire de Tulette, au mois d'avril, ceci est grâce à M.CONSTANTINI de l'Association Regards sur Tulette.

Cette exposition a lieu dans l'ancienne salle des mariages de la mairie, à l'étage, en face du secrétariat. A chaque fois, c'est l'occasion pour les visiteurs qui s'y retrouvent, de se rappeler de bons souvenirs. Les uns et les autres cherchent parfois longtemps à mettre un nom sur un visage. Pourtant souvent l'air de famille est bien là malgré le temps passé.

Les gens se remémorent mutuellement des lieux oubliés ou des moments devant les scènes du village.

Avez-vous remarqué la vie du quotidien sur beaucoup de cartes postales, comme un élément normal de l'époque représentée ?

Les dernières de ce type doivent remonter aux derniers temps de l'ancienne piscine municipale.

Beaucoup de Tulettiens possèdent des reproductions de cartes postales dont la distribution a commencé à l'ancien magasin de la presse dont M.Gaston AYGLON, alors maire du village, était le propiétaire et aussi président de l'Association citée plus haut.

De nombreux Tulettiens en détiennent chez eux, parfois des originaux, car elles sont dans le patrimoine du village.

On peut même encore trouver cartes postales dans différents magasins spécialisés comme à Visan, ou peut-être bien encore chez Jamy, notre ancien facteur, grand collectionneur de cartes postales.

Pour les photos de classes, il faut plus simplement fouiller dans ses tiroirs ou demander à ses anciens camarades  d'école.

Par Tulettien nostalgique - Publié dans : Village
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /2007 14:27

Bonjour,

Il existe déjà plusieurs sites et blogs sur Tulette.

Ce blog-ci est spécifiquement consacré à la Nostalgie de la vie du village au travers de ses acteurs, non pas vraiment au sens du regret mélancolique, mais plutôt comme une courroie de transmission de notre patrimoine, depuis le siècle dernier jusqu'il  y a peu.

J'ai choisi ce moyen pour vous faire partager un peu de nos souvenirs communs mais aussi rapporter ce qui m'a été raconté ici et là au gré du temps passé en compagnie des générations précédentes ou plus simplement auprès des gens de tous âges.

Aussi parce le temps présent et l'avenir se construisent sur des fondations.

J'espère que vous prendrez autant  de plaisir à vous rappeler, découvrir ou lire simplement , que moi pour écrire et montrer.

Cordialement,

 

Par Tulettien nostalgique
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